Ma judéité

Günther Anders

Traduction : Christophe David
Fario, 19,00 €

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En 1974, Günther Anders, s'adressant à des non-Juifs, entreprend à la fois de raconter et d'éclairer l'héritage qui fut le sien : fruit de plusieurs générations de Juifs allemands qui avaient cru à l'assimilation, ayant découvert son identité à travers le rejet violent de ses condisciples chrétiens, puis persécuté par le nazisme et exilé définitif, il se décrit comme l'un des « derniers Juifs » ayant regardé l'Allemagne comme leur patrie, « la langue allemande comme la langue, la musique allemande comme la musique ». Résolument sans dieu ni religion, et pourtant ne supportant pas l'idée de renoncer à sa judéité, Anders s'interroge ici sur les conséquences en lui du messianisme et sur la force morale et intellectuelle que la situation des Juifs assimilés donne à des êtres qui ont dû briser les tabous de l'orthodoxie. Cette très belle introspection, reliée à une conscience aigue de l'histoire, le conduit à examiner des thèmes aussi divers que la notion de « peuple élu », son aversion pour les icônes ou les risques du projet sioniste. Ce volume, constitué de plusieurs textes, comprend également une nouvelle intitulée Learsi (anagramme d'Israël), fable philosophique comme les aime Anders, dans laquelle son héros, Learsi ne parvient jamais à se faire une place dans le pays étrange de Topilie. Nous avons également joint en annexe des poèmes et deux lettres : l'une adressée en 1948 à son neveu qui vient de naître à Jérusalem, avec pour instruction de la lire lors de ses 15 ans, et le mettant en garde contre les possibles dérives liées à l'institution d'un État juif ; l'autre datant de 1982 et publiée alors dans la presse, adressée à la communauté juive de Vienne.

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